lundi 24 août 2020

Penser l'alternative d'une démocratie en otage

L’idée d’une alternative politique grandit quand les régimes en places confisquent les pouvoirs et les retournent, dans une multitude de mesures oppressives, contre ceux-là mêmes qu’ils étaient censés servir.

[...] Lorsque le choix démocratique s’arrête aux seuls candidats qui auront la capacité de se présenter, il suffit de contrôler cette capacité et ce choix pour contrôler la démocratie.

[…] Il faut avouer qu’[en France], nous vivons sur une illusion, celle de l’élection présidentielle qui serait, à en croire les théoriciens institutionnels, une discussion entre un homme (ou une femme) et son peuple, et que cette personne élue serait au-dessus des partis politiques. Cette idée, peut-être réelle (et encore, pas totalement) pour le Général de Gaulle, se révèle être inadéquate pour ces successeurs qui tous sans exceptions représentent bien le candidat d’une formation politique. Le système des primaires de droite et de gauche a d’ailleurs validé cet état de fait qui était déjà existant dans le passé. Nous pouvons aussi nous rappeler comment la majorité à l’assemblée nationale, lors des cohabitations, imposait la provenance du premier ministre. Le Président était bien d’un clan et le chef du gouvernement d’un autre puisque si l’idée d’un Président au-dessus des partis avait été réelle, l’expression même de « cohabitation » devenait vide de sens. En effet, comment pouvons-nous être en cohabitation si nous sommes au-dessus de tous les clans politiques ?

Tout ceci signifie que les partis politiques ont toujours occupés une place primordiale dans l’organisation de notre République et d’autant plus avec l'idée d’un Président au-dessus de partis car, la pratique nous a démontré que c’était faux.

Cette illusion n’est en rien un détail car, depuis l’adoption du quinquennat nous avons aligné le temps présidentiel et le temps législatif. En terme simple, quand nous élisons le Président, issu d’un clan politique, si ce clan obtient dans la foulée, ce qui est souvent le cas, la majorité à l’Assemblée Nationale, nous avons les mêmes élus durant 5 ans sans aucune possibilité pour les citoyens de les juger, les évaluer et approuver par le vote dit démocratique. En termes simples, ils ont, étant du même clan, carte blanche pendant 5 années, … et ceci peut être très long.

Ne reste plus alors à notre bon peuple que l’expression de la rue puisqu’on ne les appellera plus aux urnes, au moins durant 5 ans. Vous voyez comment rien que dans ce simple mécanisme, sans parler du fonctionnement de nos institutions, la démocratie a été confisquée d’autant plus que le choix des candidats et des clans sont à fortiori très restreints et très contrôlés, si ce n’est par la question financière ou les signatures des grands élus dans le cas présidentiel qu’un candidat doit obtenir.

Dans ces conditions, soyons assez clair, la démocratie n’a à peu près aucune chance de s’exprimer et reste l’otage des bourreaux et des bouffons. […]

[Car], la démocratie, c’est en effet élire ses dirigeants, certes, ce devrait être aussi le choix des candidats, mais surtout ce devrait surtout être le contrôle des administrations par les citoyens. […]

Tout ceci signifie que s’il est vrai qu’il est important que les citoyens puissent par l’intermédiaire de référendum d’initiative populaire décider de porter à débat et au vote des projets de loi, il est encore plus important qu’ils puissent dans un fonctionnement normal de nos institutions avoir un droit de regard et de participation à la décision quotidienne car, c’est ici dans le tous les jours que la démocratie s’applique et se vit.

Cette idée demande une mutation complète de nos administrations et de ses règles, qui vont devoir être simplifiés pour certaines et supprimer pour d’autres, mais cette idée demande aussi que l’administration accepte qu’elle n’est pas toute puissante et que le pouvoir en démocratie se partage.

Cette idée nous amène ainsi vers un principe, qui est pour moi l’expression du véritable quatrième pouvoir, à côté des trois traditionnels, le législatif, l’exécutif et le judiciaire, celui attribué aux citoyens, en lien direct avec le chef de l’Etat, celui de la régulation.

Le pouvoir de régulation est ce pouvoir qui permet aux trois autres de s’organiser, communiquer et s’articuler sans jamais se confondre, il a une place centrale en démocratie car, c’est lui qui la détermine comme étant un régime démocratique puisqu’il vise à l’implication des citoyens dans l’organisation de leur propre société. 

[...]

 

jeudi 23 juillet 2020

L'Etat contre la société


Certains d’entre vous n’ont peut-être jamais entendu parlé de l’ouvrage de Pierre Clastre, publié en 1974, La société contre l’Etat, dans lequel il explique la décision de certaines sociétés de refuser volontairement la formation d’un Etat pour gérer l’organisation de leur quotidien, refusant par là même l’autorité qui lui est attachée et cette idée de la supériorité d’une structure qui soumettrait l’ensemble de la société à des lois issues de l’arbitraire et non de la relation logique et nécessaire au monde qui nous entoure.
 
C’est bien en repensant à ce texte et toutes les réflexions qu’il a généré que je me suis mis à percevoir un Etat actuel devenu autonome de la société, des citoyens que nous sommes, et qui peut non seulement se passer de notre assentiment, mais nous imposer des règles contraires à l’intérêt d’un pays dans le seul but d’entretenir la domination du groupe indistinct qui le dirige. 
 
Ce qui paraissait encore, il y a quelques temps de la fiction, devient aujourd’hui une réalité, un groupuscule ultra minoritaire, sans ancrage territorial, peut décider du destin de chacun d’entre nous. 
 
Ce pouvoir ne peut adopter de fait qu’une logique violente contre la société dans la mesure où celle-ci consciente de l’agression qu’elle subit et des pertes constatables, naturellement va commencer à se rebeller, tel un animal blessé, et va demander qu’on lui rende son État. Car, certainement l’enjeu est précisément ici. 
 
Groupe ultra minoritaire qui se compose tant d’une majorité au pouvoir que d’une opposition. Ne nous y trompons pas, et le confinement nous l’a rappelé, ils étaient tous pour nous enfermer, et il n’y avait au demeurant aucune distinction de fond entre tous ces clans.
 
Nous assistons à l’émergence de groupes politiques dont leur programme vise une application violente de leurs idées, avec l’absence forte et constatable des citoyens. Il n’y a dans cette démarche aucune remise en question de cette domination unanime des structures d’Etat, de l’autocontrôle administratif et de cette volonté de diriger par la force. 
 
Car, la force d’un Etat contrairement à ce que l’on entend constamment n’est pas de dire ce que l’on doit faire ou pas faire, mais devrait, sans aucun doute, permettre aux citoyens de dire ce qu’il veut faire ou pas faire, dans le respect de la liberté de choix de la personne.

C’est en ce sens que l’Etat, outil qui devrait être au service des citoyens et du pays pour en marquer les frontières, protéger ses membres, devient un outil au service d’une idéologie unique éclatée en plusieurs formations politiques qui jouent médiatiquement à leur opposition. Qui ne peuvent d’ailleurs que la jouer médiatiquement, puisque le fond est finalement identique. 
 
Dans cette affaire la place des médias est devenue d’ailleurs considérable qui, à eux seuls, peuvent placer un pays dans la torpeur et la paralysie, même sur la base d’informations construites, voire d’une vision contestable, simplement en répétant en boucle une idée qui finit par devenir obsessionnelle et réelle du seul fait de la répéter. 
 
Il est pourtant important de rappeler qu’en France, il y a encore au moment où j’écris une Sécurité Sociale distincte des structures de l’Etat, même si ce dernier aimerait bien l’avaler ou la privatiser. La distinction entre l’Etat et la Sécurité Sociale est fondamentale. 
 
La Sécurité Sociale a une mission très précise divisée en quatre branches : financer les retraites, la santé, soutenir les familles et les plus fragiles, et aussi aider les personnes en très grandes dépendances. Pour ce fait, la Sécurité Sociale perçoit des cotisations, et non des impôts. La cotisation est une somme d’argent dont on connait la destination. Un exemple simple est la cotisation retraite pour financer les retraites. Ce socle sécurité sociale pèse aujourd’hui autour de 500 milliards et est géré paritairement, c’est-à-dire de façon collégiale entre les partenaires sociaux, c’est-à-dire les représentants des salariés, des patrons et de l’Etat. Il est vrai que l’on peut déplorer l’absence de représentants d’associations citoyennes et d’usagers de l’administration.

L’Etat a une mission à l’origine bien différente qui se focalise autour des pouvoirs régaliens, ceux de la défense, de la représentation internationale et de la justice. Il est celui qui dirige des administrations pour organiser les relations quotidiennes et permettre aux développements de la société. C’est pourquoi, l’Etat perçoit des impôts et des taxes, et non des cotisations, car l’argent est indifférencié, c’est-à-dire que l’on ne sait pas où il sera dépensé. Il y a donc ce que nous appelons couramment une universalité et une autonomie budgétaire. Sauf, qu’aujourd’hui, cet Etat cherche à contrôler, dans une volonté de totalité, l’ensemble des paramètres de la société, y compris de la Sécurité Sociale à laquelle il fait porter bien des dépenses dont elles n’étaient pas chargée à l’origine. Il y une volonté d’étatiser l’ensemble de la société. Là aussi, nous notons comment le citoyen est absent des structures de décisions et de contrôles des propres administrations qui ordonnent son quotidien.

Cette distinction élémentaire, entre l’Etat et la Sécurité Sociale, est fondamentale car, ces promoteurs connaissaient les appétits étatiques et cherchaient donc à nous en prémunir. 
 
Or, tous les verrous sont en train d’exploser, et nous assistons à une offensive dure du groupuscule qui contrôle le sommet de l’Etat, comprenons-nous bien, l’ensemble du sommet y compris les oppositions politiques, qui laissent sans défense, sans possibilité de décider de son avenir, des choix quotidiens, les citoyens que l’on présente, à longueur de journaux, comme des enfants, immatures, qu’ils faut contraindre par la menace d’une sanction afin de leur faire accomplir des actes contraires à leurs propres intérêts. L’objectif est, me semble-t-il, simple et universel à l’histoire, celle du contrôle des peuples dans l’unique but qu’ils continuent de servir docilement ceux-là mêmes qui les soumettent.

Il y a me semble-t-il aujourd’hui qu’une seule véritable opposition, celle des citoyens eux-mêmes, malheureusement trop éclatés, pas réunifiés, mais qui refusent malgré tout l’injonction étatique, et qui souhaitent pouvoir décider et organiser eux-mêmes leur destin et leur quotidien, afin de reconquérir leurs droits fondamentaux et constitutionnels. 
 
Seule cette libération permettra un éveil et une nouvelle organisation de notre monde face à des enjeux planétaires, économiques et environnementaux de premiers plans. 
 
Non seulement, nous devons nous faire confiance en tant que citoyens, mais, en fond, nous ne pouvons pas dire que nous sommes assez éveillés politiquement pour voter et expliquer parallèlement que nous serions immatures pour décider de notre avenir. Soit nous pouvons voter et décider, soit nous ne pouvons faire ni l’un et ni l’autre. 
 
La reprise en main de la société par ceux-là mêmes qui la vivent, c’est revenir à notre responsabilité citoyenne.

Or, aujourd’hui, tout le monde dans l’hémicycle politique parle de plan, de planification, de contrôle, de sanction, d’autorité, du pouvoir de l’Etat contre la société, et non pas de partage, d’organisation citoyenne, d’économie locale et intégrée au vivant, de gestion partagée. 
 
Le pouvoir échappe aux citoyens pourtant premier concerné par les décisions prises.
Nous piétinons la liberté et la responsabilité individuelle alors même qu’elle est à la base d’une organisation d’avenir et salvatrice. 
 
Nous arrivons même à en oublier sa saveur. Dans ce sens le droit est primordial, et l’éducation et la connaissance au cœur même de notre éveil.

C’est bien à la reprise en main de cet Etat contre la société, que les citoyens doivent travailler, s’ils souhaitent avoir demain un avenir qui respecte nos libertés élémentaires comme celles de notre environnement. 
 
Comme l’a rappelé Alexis de Tocqueville dans son ouvrage L’Ancien Régime et la Révolution, en son chapitre VIII : « A plusieurs reprises, depuis que la Révolution a commencé jusqu’à nos jours, on voit la passion de la liberté s’éteindre, puis renaître, puis s’éteindre encore, et puis encore renaître ; ainsi fera-t-elle longtemps, toujours inexpérimentée et mal réglée, facile à décourager, à effrayer et à vaincre, superficielle et passagère. Pendant ce même temps la passion pour l’égalité occupe toujours le fond des cœurs dont elle s’est emparée la première ; elle s’y retient aux sentiments qui nous sont les plus chers ; tandis que l’une change sans cesse d’aspect, diminue, grandit, se fortifie, se débilite suivant les évènements, l’autre toujours la même, toujours attachée au même but avec la même ardeur obstinée et souvent aveugle, prête à tout sacrifier à ceux qui lui permettent de se satisfaire, et à fournir au gouvernement qui veut la favoriser et la flatter les habitudes, les idées, les lois dont le despotisme a besoin pour régner ».

Nous prenons la mesure de la liberté que lorsque nous l’avons perdue et que les compensations matérielles disparaissent aussi. 
 
Absent des instances de décision, les citoyens ont besoin de la mise en place d’un pouvoir de régulation, dont la mission principale doit être de leur permettre de participer à l’ensemble des instances de décision et de contrôle. 
 
Voir Aussi :
 

vendredi 3 juillet 2020

Etudier les alternatives

Avoir pour idée d'étudier le phénomène des alternatives, nous met face à un sujet à première vue immense, en effet, il y a juste à penser pour s'en convaincre aux alternatives sociales, culturelles, techniques, scientifiques et bien évidemment politiques.

Ces alternatives demandent de revenir aux fondements de l'anthropologie avec des concepts comme l'ordre et le désordre, le lien, l'échange, la production des richesses, le relationnel, la souillure ou le propre, et la norme, celle que l'on transgresse, celle qui empêche ou permet d'aller de l'avant, et se demander comment elle tombe ou au contraire nait. 

La connaissance des sciences juridiques peut être alors un atout indéniable pour aborder un sujet multifactoriel.

Avec les changements cruciaux pour notre planète que les hommes doivent prendre, mais aussi avec cette profusion de messages et d'idées, sans être forcément nouvelles, qui cherchent à changer l'ordre de nos sociétés.

Je n'oublie pas non plus le monde de la production qui a défaut de trouver une alternative pour créer de la richesse sans épuiser cette Terre, se trouve déjà confronté à la question fondamentale de l'écoulement des stocks et de la diminution accélérée des énergies fossiles.  

Il va falloir comme le fait l'anthropologue étudier ces relations entre ces courants, ces personnes aussi, ces implications sociales. 

Pourquoi finalement est-ce si difficile de créer une alternative ? Et qui la crée? Pourquoi un moment, elle prend forme et peut déjouer tous les pronostiques, prend tous les médias à revers.

Il y a aussi ces alternatives qui ne font que changer de couleur comme pour se remettre en scène, passant souvent du rouge au vert. 

Je me lance donc un drôle de défi, celui d'aborder un sujet qui a certes traversé toute ma réflexion, mais qui va forcément prendre une autre dimension en le posant directement.


 

jeudi 25 juin 2020

Repositionnement : Sortir du monde déconnecté

Nous vivons entourés d’abstractions qui construisent notre quotidien et fabriquent notre réalité (scientifique, administrative, informatique…etc.)

Ce fait a toujours été, et il n’y a là rien de surprenant.

Sauf, qu’avant, ces abstractions nous aidaient à mieux répondre à nos besoins nécessaires pour vivre, comme manger, se loger ou même se soigner. 
 
Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

Ces abstractions construisent leurs propres règles et logiques, qu’elles imposent à notre réalité en dépit du bon sens. Ces règles finissent même par devenir plus réelles que notre propre réalité.

Sans revenir sur le confinement des populations, voilà un phénomène de pure abstraction qui est devenu plus réel que notre réalité, jusqu’à nous imposer des comportements en décalage avec la nécessité et le bon sens.

Nombre de règles administratives, de marchés, médiatiques ou virtuels construisent un monde déconnecté de nos besoins élémentaires. 
 
Il y a comme un retournement de valeur, ce monde que nous croyons en profond mouvement par le virtuel, se construit comme une forme de réalité parallèle qui s’impose à la réalité vécue de nos besoins élémentaires.

Pour bien comprendre, la démarche du repositionnement, il faut saisir cette déconnection contemporaine faite de nombreuses démarches administratives obsolètes et de besoins inutiles. 
 
Une démarche de repositionnement commence donc forcément par sortir de ce monde déconnecté pour mieux revenir aux éléments fondamentaux de notre milieu professionnel, de notre volonté et de nos besoins.

Il y a bien là, évidemment, une recherche de simplicité, voire d’évidence. 
 
C’est pourquoi mettre en place une démarche de repositionnement, même lorsque celle-ci concerne un secteur abstrait, demande de redéfinir les traits élémentaires et fondamentaux essentiels à l’activité, au produit, au vécu ou à la personne.

mercredi 24 juin 2020

Je suis Pierre-et-Julien

Un jour, un ami m’a demandé si j’étais Pierre-et-Julien ? 

Ma réponse fut sans ambiguïté : je suis Pierre-et-Julien.

En fait, je suis les deux Xavier Pérez et Pierre-et-Julien, l’un est le nom quand je fais de la recherche et des analyses, et l’autre est le nom quand je dessine. 
 
Il n’y a aucune hiérarchie pour moi, quand je fais beaucoup d’analyses, j’ai besoin de dessiner, et quand je dessine plusieurs jours d’affilé, j’ai besoin de revenir à l’analyse.

Les deux se nourrissent l’un l’autre et constamment.

J’ai eu durant une petite période la tentation de n’inscrire que Pierre-et-Julien, et puis je me suis réconcilié avec « Xavier ».

Pour finir, « Pierre-et-Julien » est bien un seul et même dessinateur.

Le repositionnement, un concept multiple

Voilà un concept qui demande toute notre attention car, contrairement à ce que l’on peut lire sur Internet, ce concept s’applique à bien d’autres domaines que le markéting. 

Si j’osais, je dirais que le markéting demeure une application minoritaire, et pourtant celui-ci concerne une grande activité.

Qu’est-ce en fait le repositionnement ? 

C’est, comme le mot l’indique, se positionner dans un milieu suivant une multitude de critères; en d’autres termes trouver sa place, ses arguments et la logique de son développement.

Alors bien sur nous pouvons appliquer cette démarche à une marque ou à un produit, suivant le message qu’il doit fait passer aux potentiels clients.

Mais, ce concept, tel que nous le définissons, s’applique à bien d’autres domaines qui ne sont ni des produits et ni des marques et qui peuvent l’appliquer sans même s’en apercevoir.

Bien sûr les premiers secteurs sont le développement professionnel, l’orientation et l’évolution des carrières, c’est un moment de discussion constructif et dynamique, contrairement au bilan, fixe. Ici, nous serons amenés à mobiliser nos acquis, notre potentiel, notre réseau déjà existant, pour entamer une démarche d’évolution.

Bien entendu, dans toute cette interrogation, l’accompagnement est souhaité.

Lorsque nous sommes en recherche d’emploi, se repositionner sur le marché du travail peut vite être payant. L’adaptation est souvent dérisoire à accomplir, mais là aussi bénéficier d’une accompagnement par des personnes qui ont été initiées à ce concept, est un avantage indéniable.

Toutes les problématiques de l’évolution et l’organisation d’une entreprise dépendent de ce concept et appel la mobilisation de différents secteurs, comptable, administratif, juridique, organisationnel, pour accompagner la mutation, l’organisation du travail, qui peut-être dans certain secteur permanent.

D’autres secteurs doivent forcément retenir notre attention. 
 
La finance où ce concept de « repositionnement » est permanent car, l’analyse financière demande une adaptation constante au marché, elle demande de maitriser un nombre d’informations importantes. 

Or, là, nous pouvons déplorer le manque de culture générale de nombreux investisseurs qui trouvent des difficultés à lire les mutations des marchés. Le concept de repositionnement devrait pourtant avoir pour ce secteur un vrai effet salvateur et résiliant. 
 
Pour finir, les secteurs de l’éducation, mais nous y reviendrons dans un autre article [ICI]; et les domaines personnels, familiaux, psychologiques. 

Dans ces derniers, le repositionnement, c’est-à-dire se positionner différemment vis-à-vis de membres de la famille, d’évènements personnels, une maladie, ou autres et surtout pouvoir en parler sans aucun jugement, peut amener une véritable évolution positive. 
 
Bien sûr, quel que soit le domaine d’action du repositionnement, l’analyse doit avant tout se baser sur les faits et l’observation, et écarter toute forme de jugement.


Le repositionnement et l'éducation

Voici un sujet d’une importance cruciale parce qu’une grande majorité de ceux qui enseignent pensent souvent être dans le vrai alors même, qu’une remise en question serait bienvenue et salutaire.

Pourtant, en éducation, la remise en question est par nature permanente dans le sens où les apprenants sont tous différents.

La seule façon de ne jamais remettre en cause sa méthode d’enseignement ou pédagogique, est de considérer, d’une façon me semble-t-il erroné, que l’apprenant doit s’adapter coûte que coûte aux techniques qui s’appliquent à lui.

Si nous avons une vision plus dynamique, interactive et efficiente de l’éducation, on peut alors s’intéresser au concept de repositionnement en éducation. 
 
Lorsqu’à titre d’exemple, vous êtes face à un enfant, à qui on apprend les tables de multiplication de façon répétitive, et les verbes de la même manière, et qu’au final, l’enfant oublie les tables et les verbes, c’est qu’il y a un problème.

Cette méthode répétitive, largement répandue, s’apparente à une forme de bachotage ou plus vulgairement de bourrage de crâne.

Malheureusement, sans remise en question de la méthode, l’éducateur en déduit que l’enfant a des difficultés.

Il y a en effet des difficultés, mais elles ne viennent pas forcément de l’enfant, l’éducateur et sa méthode est à remettre largement en cause. 
 
Sauf, qu’il ne se remettra jamais en cause, et l’enfant, classé en difficulté, verra par la suite tous les spécialistes….jusqu’à, et je l’ai déjà rencontré, un pédopsychiatre.

Cette médicalisation de l’éducation qui fonctionne par symptôme est largement problématique. 
 
Le repositionnement demande au contraire de comprendre ce qui se passe en acceptant l’enfant tel qu’il est, et non tel que nous voudrions qu’il soit, pour nous apercevoir que notre façon de faire n’atteint pas l’objectif que nous nous étions fixé. 
 
Les faits doivent s’imposer, et il nous appartient alors de faire autrement, par exemple en lui enseignant la logique interne des tables de multiplication qui ne sont à la fin qu’une succession d’additions et de soustractions répétitives.

Un jour, je m’étais aperçu d’un enfant qui avait toujours ses opérations fausses, et qui comptait sur ses doigts, ne savait pas compter sur ses doigts n’utilisant pas le creux de la main pour le chiffre de départ. En lui apprenant, ses opérations ont été justes.

Le repositionnement en éducation, c’est mettre l’apprenant en premier et considérer que ce sera à la pédagogie de s’adapter pour créer une interaction bénéfique avec l’apprenant. 
 
Je suis de votre avis, cette technique demande sans nul doute d’abandonner les fiches préconstruites qui correspondent qu’à des connaissances standards et formatées.


mercredi 10 juin 2020

Le repositionnement, une pratique plus répandue que nous le pensons

Au delà de mes années dans l'information, le suivi administratif et le monde des cabinets juridiques, il me semble plus important de bien préciser ici ce que nous entendons par l'analyse en repositionnement qui dans ma situation s'applique à des milieux très différents tant personnel, entrepreneurial, financier, marketing, politique publique ou juridique, mais toujours dans cette perspective de globalité de l'étude.

Il est important par conséquence de rappeler que l'analyse en repositionnement se distingue en tout point du conseil, qu'elle vise avant tout de partir des faits connus et comparais, les plus proches du terrain, et si possible recueillis directement par nos propres investigations.

L'analyse en repositionnement vise donc en premier lieu de clarifier notre connaissance sur un sujet et d'élaborer le niveau de notre connaissance dessus, d'en percevoir les points de lacune et pouvoir alors permettre à l'interlocuteur de rebondir et de décider ainsi de prendre ou pas des dispositions.

Nous sommes donc bien dans le cadre de recherche.

J'ai eu l'occasion à de nombreuses occasions de mener ce genre d'étude et j'ai pu en mesurer toute la pertinence quand elles se placent dans un processus réel de décision, elles peuvent véritablement faire la différence avec la concurrence.

Dès fois, aussi, l'analyse peut être faite à titre personnel, elle se réalise alors dans un échange constructif et une écoute active afin que la personne se construise dans son évolution professionnelle. J'ai pour habitude de toujours amener la personne à faire face à ce qui sera défini comme la (ou sa) réalité.

Je pense que c'est ici que mon caractère fortement altruiste prend le pas sur la connaissance puisque je suis alors en capacité de mobiliser mes connaissances pour la construction du projet de l'autre en face de moi, « l'architecte des pensées ».

Pour ceux qui l'on vécu, l'expérience est assez déconcertante, puisqu'elle va bien au-delà de la simple entre-aide que l'on trouve chez un conseiller lambda, nous faisons de la recherche, nous sommes dans le domaine de l'analyse en repositionnement, l'implication est alors totale, elle vise véritablement une mise en perspective de l'idée à réaliser.

Il faut bien comprendre que l'analyse ne vise pas à faire à la place de l'autre, mais bien de lui permettre à élaborer la bonne stratégie, les bons choix ou positionnements, d'utiliser le bons argumentaires, et de ne pas hésiter les remises en question et en prendre le contre-pied ci nécessaire.

Cette démarche fonctionne dans tous les domaines. 

Droit et sciences juridiques

Sciences éducatives et socio-pédagogiques


Sciences humaines et sociales


Formation professionnelle et enseignement

  • 2010 à aujourd’hui, Directeur de mémoire et Intervenant en
    sciences juridiques et sociales à la Protection Judiciaire de la Jeunesse

    Pôle Territorial de Formation Bordeaux et Toulouse

    (télécharger l'article sur la participation)
  • 2006-2009 Enseignant sous contrat pour la Licence Pro CFI
    (Conseil, Formation, Insertion) Université de Bordeaux
  • 2006-2012 Soutiens scolaires (Français, Histoire-géographie,
    sciences économiques et sociales), Math Plus.
  • 2012-2015 – Chercheur – Invité CEREQ -Sciences po Bordeaux
    étude de la décentralisation des politiques publiques et la régionalisation
    de la formation
  • 2009-2011 – Années doctorales en droit au CAHD
    (centre Aquitain d’Histoire du droit)
  • 2006-2008 – Années doctorales en sciences de l’éducation,
    département des sciences de l’éducation de l’Université de Bordeaux.
  • 2006 à aujourd’hui – Aide à la recherche (Licence, Maîtrise et doctorat)
    à titre individuel.

Droit et pratique juridique

  • 2013 – 2012 Stagiaire Avocat, Cabinet d’Avocat Thomas rivière
    et Rivière Morlon & Associés ; au cabinet E-Juris ;
    à l’Hôpital Bordeaux-Bagatelle ;
    à la Fédération de Santé URIOPSS Aquitaine
  • 2006-2009, Responsable et fondateur de l’Espace Insertion Initiative,
    aide juridique à la création d’activité, Cenon, Gironde
  • 2004 Chargé de Mission DRTEFP d’Aquitaine
    Sur l’IAE (Insertion par l’Activité Economique)

Action sociale, médicale et éducative

 


mardi 9 juin 2020

Anthropologie

Mon histoire avec l'anthropologie est une longue histoire, tout a commencé dès les années 2000 quand j'ai assisté pour la première fois dans mon cursus de sociologue à un cours. J'ai dès les premières heures été enchanté par ce que j'entendais, les auteurs, les polémiques, la connaissance de l'homme qu'elle générait et ce discours nourrit de la comparaison.

Mon avenir devait fouler aussi les pas de cette discipline, et bien que mon chemin fut un peu tortueux, dont certains diront que je me suis égaré, je ne le crois pas. J'ai toujours gardé la méthode anthropologique à mon travail, même quand je faisais des sciences de l'éducation, même quand je travaillais en droit ou que je réfléchis sur des questions économiques. L'anthropologie ne m'a jamais quittée.

Je pense même avoir renoué avec sa tradition de flirter avec d'autres disciplines pour enrichir notre connaissance et pouvoir revenir plus riche, avec de nouvelles problématiques, un regard rénové. 

Dans les années 2001 et 2002, j'ai en effet côtoyé le Muséum d'Histoire Naturelle à Paris, une expérience en des années troubles pour ce musée, surtout le Musée de l'Homme et les collections de l'Arctique sur lesquelles j'ai travaillé. Mais, ce passé reste une belle époque où il était encore possible de s'arrêter dans un couloir et discuter de questions culturelles sans autre forme de rigueur que celle d'échanger nos idées et nos découvertes. Durant ces années, j'ai aussi rencontré des personnes extraordinaires que je salue ici.

La première thématique que j'ai étudié en anthropologie est la question de la transmission des savoirs et de la culture, des différentes façons de transmettre la connaissance. Je me suis alors très vite intéressé aux jeux tant traditionnels que modernes. Cette arrivée des jeux d'argent dans des peuples ancestraux m'interrogea beaucoup. Mon intérêt se porta alors aussi très vite sur l'économie, la monnaie, les systèmes d'échange.

Ces sujets ne m'ont plus jamais quitté, même quand je changeais de discipline, la matière est différente, mais le mode de réflexion demeure le même. En droit, je comparais des lois, des décisions de justice avec toujours le même procédé.

J'ai toujours gardé une affection particulière pour les textes de Claude Lévi-Strauss, la raison pour laquelle il me semblait évident que je le cite à l'entrée de ce blog.

Contrairement à ce que beaucoup pense, l'anthropologie apporte une grande force de travail, une capacité à générer des informations multiples, une souplesse intellectuelle, une imagination ingénieuse et une adaptabilité constante.


Droit et sciences juridiques

Sciences éducatives et socio-pédagogiques

Sciences humaines et sociales

Action culturelle

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