L’idée
d’une alternative politique grandit quand les régimes en places
confisquent les pouvoirs et les retournent, dans une multitude de
mesures oppressives, contre ceux-là mêmes qu’ils étaient censés
servir.
[...] Lorsque
le choix démocratique s’arrête aux seuls candidats qui auront la
capacité de se présenter, il suffit de contrôler cette capacité
et ce choix pour contrôler la démocratie.
[…]
Il faut avouer qu’[en France], nous vivons sur une illusion, celle
de l’élection présidentielle qui serait, à en croire les
théoriciens institutionnels, une discussion entre un homme (ou une
femme) et son peuple, et que cette personne élue serait au-dessus
des partis politiques. Cette idée, peut-être réelle (et encore,
pas totalement) pour le Général de Gaulle, se révèle être inadéquate pour ces successeurs qui tous sans exceptions
représentent bien le candidat d’une formation politique. Le
système des primaires de droite et de gauche a d’ailleurs validé
cet état de fait qui était déjà existant dans le passé. Nous
pouvons aussi nous rappeler comment la majorité à l’assemblée
nationale, lors des cohabitations, imposait la provenance du premier
ministre. Le Président était bien d’un clan et le chef du
gouvernement d’un autre puisque si l’idée d’un Président
au-dessus des partis avait été réelle, l’expression même de
« cohabitation » devenait vide de sens. En effet, comment
pouvons-nous être en cohabitation si nous sommes au-dessus de tous
les clans politiques ?
Tout
ceci signifie que les partis politiques ont toujours occupés une
place primordiale dans l’organisation de notre République et
d’autant plus avec l'idée d’un Président au-dessus de partis car,
la pratique nous a démontré que c’était faux.
Cette
illusion n’est en rien un détail car, depuis l’adoption du
quinquennat nous avons aligné le temps présidentiel et le temps
législatif. En terme simple, quand nous élisons le Président, issu
d’un clan politique, si ce clan obtient dans la foulée, ce qui est
souvent le cas, la majorité à l’Assemblée Nationale, nous avons
les mêmes élus durant 5 ans sans aucune possibilité pour les
citoyens de les juger, les évaluer et approuver par le vote dit
démocratique. En termes simples, ils ont, étant du même clan,
carte blanche pendant 5 années, … et ceci peut être très long.
Ne
reste plus alors à notre bon peuple que l’expression de la rue
puisqu’on ne les appellera plus aux urnes, au moins durant 5 ans.
Vous voyez comment rien que dans ce simple mécanisme, sans parler du
fonctionnement de nos institutions, la démocratie a été confisquée
d’autant plus que le choix des candidats et des clans sont à
fortiori très restreints et très contrôlés, si ce n’est par la
question financière ou les signatures des grands élus dans le cas
présidentiel qu’un candidat doit obtenir.
Dans
ces conditions, soyons assez clair, la démocratie n’a à peu près
aucune chance de s’exprimer et reste l’otage des bourreaux et des
bouffons. […]
[Car],
la démocratie, c’est en effet élire ses dirigeants, certes, ce
devrait être aussi le choix des candidats, mais surtout ce devrait
surtout être le contrôle des administrations par les citoyens. […]
Tout
ceci signifie que s’il est vrai qu’il est important que les
citoyens puissent par l’intermédiaire de référendum d’initiative
populaire décider de porter à débat et au vote des projets de loi,
il est encore plus important qu’ils puissent dans un fonctionnement
normal de nos institutions avoir un droit de regard et de
participation à la décision quotidienne car, c’est ici dans le
tous les jours que la démocratie s’applique et se vit.
Cette
idée demande une mutation complète de nos administrations et de ses
règles, qui vont devoir être simplifiés pour certaines et
supprimer pour d’autres, mais cette idée demande aussi que
l’administration accepte qu’elle n’est pas toute puissante et
que le pouvoir en démocratie se partage.
Cette
idée nous amène ainsi vers un principe, qui est pour moi
l’expression du véritable quatrième pouvoir, à côté des trois
traditionnels, le législatif, l’exécutif et le judiciaire, celui attribué aux citoyens, en lien direct avec le chef de
l’Etat, celui de la régulation.
Le
pouvoir de régulation est ce pouvoir qui permet aux trois autres de
s’organiser, communiquer et s’articuler sans jamais se confondre,
il a une place centrale en démocratie car, c’est lui qui la
détermine comme étant un régime démocratique puisqu’il vise à
l’implication des citoyens dans l’organisation de leur propre
société.
Certains
d’entre vous n’ont peut-être jamais entendu parlé de l’ouvrage
de Pierre Clastre, publié en 1974, La société contre l’Etat,
dans lequel il explique la décision de certaines sociétés de
refuser volontairement la formation d’un Etat pour gérer
l’organisation de leur quotidien, refusant par là même l’autorité
qui lui est attachée et cette idée de la supériorité d’une
structure qui soumettrait l’ensemble de la société à des lois
issues de l’arbitraire et non de la relation logique et nécessaire
au monde qui nous entoure.
C’est
bien en repensant à ce texte et toutes les réflexions qu’il a
généré que je me suis mis à percevoir un Etat actuel devenu
autonome de la société, des citoyens que nous sommes, et qui peut
non seulement se passer de notre assentiment, mais nous imposer des
règles contraires à l’intérêt d’un pays dans le seul but
d’entretenir la domination du groupe indistinct qui le dirige.
Ce
qui paraissait encore, il y a quelques temps de la fiction, devient
aujourd’hui une réalité, un groupuscule ultra minoritaire, sans
ancrage territorial, peut décider du destin de chacun d’entre
nous.
Ce
pouvoir ne peut adopter de fait qu’une logique violente contre la
société dans la mesure où celle-ci consciente de l’agression
qu’elle subit et des pertes constatables, naturellement va commencer
à se rebeller, tel un animal blessé, et va demander qu’on lui
rende son État. Car, certainement l’enjeu est précisément ici.
Groupe
ultra minoritaire qui se compose tant d’une majorité au pouvoir
que d’une opposition. Ne nous y trompons pas, et le confinement
nous l’a rappelé, ils étaient tous pour nous enfermer, et il n’y
avait au demeurant aucune distinction de fond entre tous ces clans.
Nous
assistons à l’émergence de groupes politiques dont leur programme
vise une application violente de leurs idées, avec l’absence forte
et constatable des citoyens. Il n’y a dans cette démarche aucune
remise en question de cette domination unanime des structures d’Etat,
de l’autocontrôle administratif et de cette volonté de diriger
par la force.
Car,
la force d’un Etat contrairement à ce que l’on entend
constamment n’est pas de dire ce que l’on doit faire ou pas
faire, mais devrait, sans aucun doute, permettre aux citoyens de dire
ce qu’il veut faire ou pas faire, dans le respect de la liberté de
choix de la personne.
C’est
en ce sens que l’Etat, outil qui devrait être au service des
citoyens et du pays pour en marquer les frontières, protéger ses
membres, devient un outil au service d’une idéologie unique
éclatée en plusieurs formations politiques qui jouent
médiatiquement à leur opposition. Qui ne peuvent d’ailleurs que
la jouer médiatiquement, puisque le fond est finalement identique.
Dans
cette affaire la place des médias est devenue d’ailleurs
considérable qui, à eux seuls, peuvent placer un pays dans la
torpeur et la paralysie, même sur la base d’informations
construites, voire d’une vision contestable, simplement en répétant
en boucle une idée qui finit par devenir obsessionnelle et réelle
du seul fait de la répéter.
Il
est pourtant important de rappeler qu’en France, il y a encore au
moment où j’écris une Sécurité Sociale distincte des structures
de l’Etat, même si ce dernier aimerait bien l’avaler ou la
privatiser. La distinction entre l’Etat et la Sécurité Sociale
est fondamentale.
La
Sécurité Sociale a une mission très précise divisée en quatre
branches : financer les retraites, la santé, soutenir les
familles et les plus fragiles, et aussi aider les personnes en très
grandes dépendances. Pour ce fait, la Sécurité Sociale perçoit
des cotisations, et non des impôts. La cotisation est une somme
d’argent dont on connait la destination. Un exemple simple est la
cotisation retraite pour financer les retraites. Ce socle sécurité
sociale pèse aujourd’hui autour de 500 milliards et est géré
paritairement, c’est-à-dire de façon collégiale entre les
partenaires sociaux, c’est-à-dire les représentants des salariés,
des patrons et de l’Etat. Il est vrai que l’on peut déplorer
l’absence de représentants d’associations citoyennes et
d’usagers de l’administration.
L’Etat
a une mission à l’origine bien différente qui se focalise autour
des pouvoirs régaliens, ceux de la défense, de la représentation
internationale et de la justice. Il est celui qui dirige des
administrations pour organiser les relations quotidiennes et
permettre aux développements de la société. C’est pourquoi,
l’Etat perçoit des impôts et des taxes, et non des cotisations,
car l’argent est indifférencié, c’est-à-dire que l’on ne
sait pas où il sera dépensé. Il y a donc ce que nous appelons
couramment une universalité et une autonomie budgétaire. Sauf,
qu’aujourd’hui, cet Etat cherche à contrôler, dans une volonté
de totalité, l’ensemble des paramètres de la société, y compris
de la Sécurité Sociale à laquelle il fait porter bien des dépenses
dont elles n’étaient pas chargée à l’origine. Il y une volonté
d’étatiser l’ensemble de la société. Là aussi, nous notons
comment le citoyen est absent des structures de décisions et de
contrôles des propres administrations qui ordonnent son quotidien.
Cette
distinction élémentaire, entre l’Etat et la Sécurité Sociale,
est fondamentale car, ces promoteurs connaissaient les appétits
étatiques et cherchaient donc à nous en prémunir.
Or,
tous les verrous sont en train d’exploser, et nous assistons à une
offensive dure du groupuscule qui contrôle le sommet de l’Etat,
comprenons-nous bien, l’ensemble du sommet y compris les
oppositions politiques, qui laissent sans défense, sans possibilité
de décider de son avenir, des choix quotidiens, les citoyens que
l’on présente, à longueur de journaux, comme des enfants,
immatures, qu’ils faut contraindre par la menace d’une sanction
afin de leur faire accomplir des actes contraires à leurs propres
intérêts. L’objectif est, me semble-t-il, simple et universel à
l’histoire, celle du contrôle des peuples dans l’unique but
qu’ils continuent de servir docilement ceux-là mêmes qui les
soumettent.
Il
y a me semble-t-il aujourd’hui qu’une seule véritable
opposition, celle des citoyens eux-mêmes, malheureusement trop
éclatés, pas réunifiés, mais qui refusent malgré tout
l’injonction étatique, et qui souhaitent pouvoir décider et
organiser eux-mêmes leur destin et leur quotidien, afin de
reconquérir leurs droits fondamentaux et constitutionnels.
Seule
cette libération permettra un éveil et une nouvelle organisation de
notre monde face à des enjeux planétaires, économiques et
environnementaux de premiers plans.
Non
seulement, nous devons nous faire confiance en tant que citoyens,
mais, en fond, nous ne pouvons pas dire que nous sommes assez
éveillés politiquement pour voter et expliquer parallèlement que
nous serions immatures pour décider de notre avenir. Soit nous
pouvons voter et décider, soit nous ne pouvons faire ni l’un et ni
l’autre.
La
reprise en main de la société par ceux-là mêmes qui la vivent,
c’est revenir à notre responsabilité citoyenne.
Or,
aujourd’hui, tout le monde dans l’hémicycle politique parle de
plan, de planification, de contrôle, de sanction, d’autorité, du
pouvoir de l’Etat contre la société, et non pas de partage,
d’organisation citoyenne, d’économie locale et intégrée au
vivant, de gestion partagée.
Le
pouvoir échappe aux citoyens pourtant premier concerné par les
décisions prises.
Nous
piétinons la liberté et la responsabilité individuelle alors même
qu’elle est à la base d’une organisation d’avenir et
salvatrice.
Nous
arrivons même à en oublier sa saveur. Dans ce sens le droit est
primordial, et l’éducation et la connaissance au cœur même de
notre éveil.
C’est
bien à la reprise en main de cet Etat contre la société, que les
citoyens doivent travailler, s’ils souhaitent avoir demain un
avenir qui respecte nos libertés élémentaires comme celles de
notre environnement.
Comme
l’a rappelé Alexis de Tocqueville dans son ouvrage L’Ancien
Régime et la Révolution, en son chapitre VIII : « A
plusieurs reprises, depuis que la Révolution a commencé jusqu’à
nos jours, on voit la passion de la liberté s’éteindre, puis
renaître, puis s’éteindre encore, et puis encore renaître ;
ainsi fera-t-elle longtemps, toujours inexpérimentée et mal réglée,
facile à décourager, à effrayer et à vaincre, superficielle et
passagère. Pendant ce même temps la passion pour l’égalité
occupe toujours le fond des cœurs dont elle s’est emparée la
première ; elle s’y retient aux sentiments qui nous sont les
plus chers ; tandis que l’une change sans cesse d’aspect,
diminue, grandit, se fortifie, se débilite suivant les évènements,
l’autre toujours la même, toujours attachée au même but avec la
même ardeur obstinée et souvent aveugle, prête à tout sacrifier à
ceux qui lui permettent de se satisfaire, et à fournir au
gouvernement qui veut la favoriser et la flatter les habitudes, les
idées, les lois dont le despotisme a besoin pour régner ».
Nous
prenons la mesure de la liberté que lorsque nous l’avons perdue et
que les compensations matérielles disparaissent aussi.
Absent
des instances de décision, les citoyens ont besoin de la mise en
place d’un pouvoir de régulation, dont la mission principale doit
être de leur permettre de participer à l’ensemble des instances
de décision et de contrôle.
Avoir pour idée d'étudier le phénomène des alternatives, nous met face à un sujet à première vue immense, en effet, il y a juste à penser pour s'en convaincre aux alternatives sociales, culturelles, techniques, scientifiques et bien évidemment politiques.
Ces alternatives demandent de revenir aux fondements de l'anthropologie avec des concepts comme l'ordre et le désordre, le lien, l'échange, la production des richesses, le relationnel, la souillure ou le propre, et la norme, celle que l'on transgresse, celle qui empêche ou permet d'aller de l'avant, et se demander comment elle tombe ou au contraire nait.
La connaissance des sciences juridiques peut être alors un atout indéniable pour aborder un sujet multifactoriel.
Avec les changements cruciaux pour notre planète que les hommes doivent prendre, mais aussi avec cette profusion de messages et d'idées, sans être forcément nouvelles, qui cherchent à changer l'ordre de nos sociétés.
Je n'oublie pas non plus le monde de la production qui a défaut de trouver une alternative pour créer de la richesse sans épuiser cette Terre, se trouve déjà confronté à la question fondamentale de l'écoulement des stocks et de la diminution accélérée des énergies fossiles.
Il va falloir comme le fait l'anthropologue étudier ces relations entre ces courants, ces personnes aussi, ces implications sociales.
Pourquoi finalement est-ce si difficile de créer une alternative ? Et qui la crée? Pourquoi un moment, elle prend forme et peut déjouer tous les pronostiques, prend tous les médias à revers.
Il y a aussi ces alternatives qui ne font que changer de couleur comme pour se remettre en scène, passant souvent du rouge au vert.
Je me lance donc un drôle de défi, celui d'aborder un sujet qui a certes traversé toute ma réflexion, mais qui va forcément prendre une autre dimension en le posant directement.
Nous
vivons entourés d’abstractions qui construisent notre quotidien et
fabriquent notre réalité (scientifique, administrative,
informatique…etc.)
Ce
fait a toujours été, et il n’y a là rien de surprenant.
Sauf,
qu’avant, ces abstractions nous aidaient à mieux répondre à nos
besoins nécessaires pour vivre, comme manger, se loger ou même se
soigner.
Ce
qui n’est plus le cas aujourd’hui.
Ces
abstractions construisent leurs propres règles et logiques, qu’elles
imposent à notre réalité en dépit du bon sens. Ces règles
finissent même par devenir plus réelles que notre propre réalité.
Sans
revenir sur le confinement des populations, voilà un phénomène de
pure abstraction qui est devenu plus réel que notre réalité,
jusqu’à nous imposer des comportements en décalage avec la
nécessité et le bon sens.
Nombre
de règles administratives, de marchés, médiatiques ou virtuels
construisent un monde déconnecté de nos besoins élémentaires.
Il
y a comme un retournement de valeur, ce monde que nous croyons en
profond mouvement par le virtuel, se construit comme une forme de
réalité parallèle qui s’impose à la réalité vécue de nos
besoins élémentaires.
Pour
bien comprendre, la démarche du repositionnement, il faut saisir
cette déconnection contemporaine faite de nombreuses démarches
administratives obsolètes et de besoins inutiles.
Une
démarche de repositionnement commence donc forcément par sortir de
ce monde déconnecté pour mieux revenir aux éléments fondamentaux
de notre milieu professionnel, de notre volonté et de nos besoins.
Il
y a bien là, évidemment, une recherche de simplicité, voire
d’évidence.
C’est
pourquoi mettre en place une démarche de repositionnement, même
lorsque celle-ci concerne un secteur abstrait, demande de redéfinir
les traits élémentaires et fondamentaux essentiels à l’activité,
au produit, au vécu ou à la personne.
Un
jour, un ami m’a demandé si j’étais Pierre-et-Julien ?
Ma
réponse fut sans ambiguïté : je suis Pierre-et-Julien.
En
fait, je suis les deux Xavier Pérez et Pierre-et-Julien, l’un est
le nom quand je fais de la recherche et des analyses, et l’autre
est le nom quand je dessine.
Il
n’y a aucune hiérarchie pour moi, quand je fais beaucoup
d’analyses, j’ai besoin de dessiner, et quand je dessine
plusieurs jours d’affilé, j’ai besoin de revenir à l’analyse.
Les
deux se nourrissent l’un l’autre et constamment.
J’ai
eu durant une petite période la tentation de n’inscrire que
Pierre-et-Julien, et puis je me suis réconcilié avec « Xavier ».
Pour
finir, « Pierre-et-Julien » est bien un seul et même
dessinateur.
Voilà
un concept qui demande toute notre attention car, contrairement à ce
que l’on peut lire sur Internet, ce concept s’applique à bien
d’autres domaines que le markéting.
Si j’osais, je dirais que le
markéting demeure une application minoritaire, et pourtant celui-ci
concerne une grande activité.
Qu’est-ce
en fait le repositionnement ?
C’est, comme le mot l’indique,
se positionner dans un milieu suivant une multitude de critères;
en d’autres termes trouver sa place, ses arguments et la logique de
son développement.
Alors
bien sur nous pouvons appliquer cette démarche à une marque ou à
un produit, suivant le message qu’il doit fait passer aux
potentiels clients.
Mais,
ce concept, tel que nous le définissons, s’applique à bien
d’autres domaines qui ne sont ni des produits et ni des marques et
qui peuvent l’appliquer sans même s’en apercevoir.
Bien
sûr les premiers secteurs sont le développement professionnel,
l’orientation et l’évolution des carrières, c’est un moment
de discussion constructif et dynamique, contrairement au bilan, fixe.
Ici, nous serons amenés à mobiliser nos acquis, notre potentiel,
notre réseau déjà existant, pour entamer une démarche
d’évolution.
Bien
entendu, dans toute cette interrogation, l’accompagnement est
souhaité.
Lorsque
nous sommes en recherche d’emploi, se repositionner sur le marché
du travail peut vite être payant. L’adaptation est souvent
dérisoire à accomplir, mais là aussi bénéficier d’une
accompagnement par des personnes qui ont été initiées à ce
concept, est un avantage indéniable.
Toutes
les problématiques de l’évolution et l’organisation d’une
entreprise dépendent de ce concept et appel la mobilisation de
différents secteurs, comptable, administratif, juridique,
organisationnel, pour accompagner la mutation, l’organisation du
travail, qui peut-être dans certain secteur permanent.
La
finance où ce concept de « repositionnement » est
permanent car, l’analyse financière demande une adaptation
constante au marché, elle demande de maitriser un nombre
d’informations importantes.
Or, là, nous pouvons déplorer le
manque de culture générale de nombreux investisseurs qui trouvent
des difficultés à lire les mutations des marchés. Le concept de
repositionnement devrait pourtant avoir pour ce secteur un vrai effet
salvateur et résiliant.
Pour
finir, les secteurs de l’éducation, mais nous y reviendrons dans
un autre article [ICI]; et les domaines personnels, familiaux,
psychologiques.
Dans ces derniers, le repositionnement, c’est-à-dire
se positionner différemment vis-à-vis de membres de la famille,
d’évènements personnels, une maladie, ou autres et surtout
pouvoir en parler sans aucun jugement, peut amener une véritable
évolution positive.
Bien
sûr, quel que soit le domaine d’action du repositionnement,
l’analyse doit avant tout se baser sur les faits et l’observation,
et écarter toute forme de jugement.
Voici
un sujet d’une importance cruciale parce qu’une grande majorité
de ceux qui enseignent pensent souvent être dans le vrai alors même,
qu’une remise en question serait bienvenue et salutaire.
Pourtant,
en éducation, la remise en question est par nature permanente dans
le sens où les apprenants sont tous différents.
La
seule façon de ne jamais remettre en cause sa méthode
d’enseignement ou pédagogique, est de considérer, d’une façon
me semble-t-il erroné, que l’apprenant doit s’adapter coûte que
coûte aux techniques qui s’appliquent à lui.
Si
nous avons une vision plus dynamique, interactive et efficiente de
l’éducation, on peut alors s’intéresser au concept de
repositionnement en éducation.
Lorsqu’à
titre d’exemple, vous êtes face à un enfant, à qui on apprend
les tables de multiplication de façon répétitive, et les verbes de
la même manière, et qu’au final, l’enfant oublie les tables et
les verbes, c’est qu’il y a un problème.
Cette
méthode répétitive, largement répandue, s’apparente à une
forme de bachotage ou plus vulgairement de bourrage de crâne.
Malheureusement,
sans remise en question de la méthode, l’éducateur en déduit que
l’enfant a des difficultés.
Il
y a en effet des difficultés, mais elles ne viennent pas forcément
de l’enfant, l’éducateur et sa méthode est à remettre
largement en cause.
Sauf,
qu’il ne se remettra jamais en cause, et l’enfant, classé en
difficulté, verra par la suite tous les spécialistes….jusqu’à,
et je l’ai déjà rencontré, un pédopsychiatre.
Cette
médicalisation de l’éducation qui fonctionne par symptôme est
largement problématique.
Le
repositionnement demande au contraire de comprendre ce qui se passe
en acceptant l’enfant tel qu’il est, et non tel que nous
voudrions qu’il soit, pour nous apercevoir que notre façon de
faire n’atteint pas l’objectif que nous nous étions fixé.
Les
faits doivent s’imposer, et il nous appartient alors de faire
autrement, par exemple en lui enseignant la logique interne des
tables de multiplication qui ne sont à la fin qu’une succession
d’additions et de soustractions répétitives.
Un
jour, je m’étais aperçu d’un enfant qui avait toujours ses
opérations fausses, et qui comptait sur ses doigts, ne savait pas
compter sur ses doigts n’utilisant pas le creux de la main pour le
chiffre de départ. En lui apprenant, ses opérations ont été
justes.
Le
repositionnement en éducation, c’est mettre l’apprenant en
premier et considérer que ce sera à la pédagogie de s’adapter
pour créer une interaction bénéfique avec l’apprenant.
Je
suis de votre avis, cette technique demande sans nul doute
d’abandonner les fiches préconstruites qui correspondent qu’à
des connaissances standards et formatées.
Au
delà de mes années dans l'information, le suivi administratif et le
monde des cabinets juridiques, il me semble plus important de bien
préciser ici ce que nous entendons par l'analyse en repositionnement qui
dans ma situation s'applique à des milieux très différents tant
personnel, entrepreneurial, financier, marketing, politique publique ou juridique, mais toujours
dans cette perspective de globalité de l'étude.
Il
est important par conséquence de rappeler que l'analyse en repositionnement
se distingue en tout point du conseil, qu'elle vise avant tout de
partir des faits connus et comparais, les plus proches du terrain, et
si possible recueillis directement par nos propres investigations.
L'analyse en repositionnement vise donc en premier lieu de clarifier notre
connaissance sur un sujet et d'élaborer le niveau de notre
connaissance dessus, d'en percevoir les points de lacune et pouvoir
alors permettre à l'interlocuteur de rebondir et de décider
ainsi de prendre ou pas des dispositions.
Nous
sommes donc bien dans le cadre de recherche.
J'ai
eu l'occasion à de nombreuses occasions de mener ce genre d'étude
et j'ai pu en mesurer toute la pertinence quand elles se placent dans
un processus réel de décision, elles peuvent véritablement faire
la différence avec la concurrence.
Dès
fois, aussi, l'analyse peut être faite à titre personnel, elle se réalise alors dans un échange constructif et une écoute active afin que la
personne se construise dans son évolution professionnelle. J'ai pour
habitude de toujours amener la personne à faire face à ce qui sera
défini comme la (ou sa) réalité.
Je
pense que c'est ici que mon caractère fortement altruiste prend le
pas sur la connaissance puisque je suis alors en capacité de
mobiliser mes connaissances pour la construction du projet de l'autre
en face de moi, « l'architecte des pensées ».
Pour
ceux qui l'on vécu, l'expérience est assez déconcertante,
puisqu'elle va bien au-delà de la simple entre-aide que l'on trouve
chez un conseiller lambda, nous faisons de la recherche, nous sommes dans le domaine de l'analyse en repositionnement, l'implication est alors totale, elle vise véritablement
une mise en perspective de l'idée à réaliser.
Il
faut bien comprendre que l'analyse ne vise pas à faire à la place
de l'autre, mais bien de lui permettre à élaborer la bonne
stratégie, les bons choix ou positionnements, d'utiliser le bons argumentaires, et de ne pas hésiter les
remises en question et en prendre le contre-pied ci nécessaire.
2004
Master en sciences de l’éducation, Responsable
Formation Insertion, Sciences sociales et de la santé,
Université de Bordeaux (télécharger le mémoire)
Sciences humaines et sociales
2002
Année d’étude approfondie en ethnologie, Muséum
National d’Histoire Naturelle de Paris (télécharger La Société de Jeu)
1998
DEUG de sociologie générale Université
de Bordeaux
Formation professionnelle et enseignement
2010
à aujourd’hui, Directeur de mémoire et Intervenant en sciences
juridiques et sociales à la Protection Judiciaire de la Jeunesse Pôle Territorial de
Formation Bordeaux et Toulouse (télécharger l'article sur la participation)
2006-2009
Enseignant sous contrat pour la Licence Pro CFI (Conseil, Formation,
Insertion) Université de Bordeaux
2006-2012
Soutiens scolaires(Français,
Histoire-géographie, sciences économiques et sociales), Math
Plus.
2012-2015
– Chercheur – Invité CEREQ -Sciences po Bordeaux étude de la
décentralisation des politiques publiques et la régionalisation
de la formation
2009-2011
– Années doctorales en droitau
CAHD (centre Aquitain d’Histoire du droit)
2006-2008
– Années doctorales en sciences de l’éducation,
département des sciences de l’éducation de l’Université
de Bordeaux.
2006
à aujourd’hui – Aide à la recherche(Licence,
Maîtrise et doctorat) à titre individuel.
Droit et pratique juridique
2013
– 2012 Stagiaire Avocat, Cabinet
d’Avocat Thomas rivière et Rivière Morlon & Associés ;
au cabinet E-Juris ; à l’Hôpital Bordeaux-Bagatelle ; à
la Fédération de Santé URIOPSS Aquitaine
2006-2009,
Responsable et fondateur de l’Espace Insertion Initiative,
aide juridique à la création d’activité, Cenon, Gironde
2004
Chargé de Mission DRTEFP d’Aquitaine Sur
l’IAE (Insertion par l’Activité Economique)
Action sociale, médicale et éducative
2006-2009
Attaché de dir. d’un centre d’actions sociales et
socio-éducatif (soutien
administratif, information jeunesse, aide à la recherche d’emploi,
Insertion, médiation sociale) à Cenon, Gironde. (Télécharger l'article "l'accompagnement par le projet")
Mon histoire avec l'anthropologie est
une longue histoire, tout a commencé dès les années 2000 quand j'ai
assisté pour la première fois dans mon cursus de sociologue à un cours.
J'ai dès les premières heures été enchanté par ce que j'entendais, les
auteurs, les polémiques, la connaissance de l'homme qu'elle générait et
ce discours nourrit de la comparaison.
Mon
avenir devait fouler aussi les pas de cette discipline, et bien que mon
chemin fut un peu tortueux, dont certains diront que je me suis égaré,
je ne le crois pas. J'ai toujours gardé la méthode anthropologique à mon
travail, même quand je faisais des sciences de l'éducation, même quand
je travaillais en droit ou que je réfléchis sur des questions économiques.
L'anthropologie ne m'a jamais quittée.
Je
pense même avoir renoué avec sa tradition de flirter avec d'autres
disciplines pour enrichir notre connaissance et pouvoir revenir plus
riche, avec de nouvelles problématiques, un regard rénové.
Dans
les années 2001 et 2002, j'ai en effet côtoyé le Muséum d'Histoire
Naturelle à Paris, une expérience en des années troubles pour ce musée,
surtout le Musée de l'Homme et les collections de l'Arctique sur
lesquelles j'ai travaillé. Mais, ce passé reste une belle époque où il
était encore possible de s'arrêter dans un couloir et discuter de
questions culturelles sans autre forme de rigueur que celle d'échanger
nos idées et nos découvertes. Durant ces années, j'ai aussi rencontré
des personnes extraordinaires que je salue ici.
La
première thématique que j'ai étudié en anthropologie est la question de
la transmission des savoirs et de la culture, des différentes façons de
transmettre la connaissance. Je me suis alors très vite intéressé aux jeux tant traditionnels que modernes. Cette arrivée des jeux d'argent dans des peuples ancestraux m'interrogea beaucoup. Mon intérêt se porta alors aussi très vite sur l'économie, la monnaie, les systèmes d'échange.
Ces sujets ne m'ont plus jamais quitté, même quand je changeais de discipline, la matière est différente, mais le mode de réflexion demeure le même. En droit, je comparais des lois, des décisions de justice avec toujours le même procédé. J'ai toujours gardé une affection particulière pour les textes de Claude Lévi-Strauss, la raison pour laquelle il me semblait évident que je le cite à l'entrée de ce blog. Contrairement à ce que beaucoup pense, l'anthropologie apporte une grande force de travail, une capacité à générer des informations multiples, une souplesse intellectuelle, une imagination ingénieuse et une adaptabilité constante.
Droit et sciences juridiques
2011
Doctorat en droit, Histoire
du droit économique et politique, Université de Bordeaux
(Télécharger ICI) ou (en PDF format A5)
2004
Master en sciences de l’éducation, Responsable
Formation Insertion, Sciences sociales et de la santé,
Université de Bordeaux (télécharger le mémoire)
Sciences humaines et sociales
2002
Année d’étude approfondie en ethnologie, Muséum
National d’Histoire Naturelle de Paris (télécharger La Société de Jeu)